Vous êtes ici :  Accueil
 
 
Les articles du site
+ Année 2017
+ Année 2016
+ Année 2015
+ Année 2014
+ Année 2013
+ Année 2012
+ Année 2011
+ Année 2010
+ Année 2009
+ Année 2008
 ↑  
Mieux connaître le 10e

Articles d'HV10 dans Les Infos du 10e

Informations

Histoire du 10e

  Petites histoires du 10e

 Balades du patrimoine, des passages sur le 10e voir ici 

Texte à méditer :  
Le fait que les hommes tirent peu de profit des leçons de l'Histoire
est la leçon la plus importante que l'Histoire nous enseigne.
Aldous Huxley
  
Bienvenue sur Histoire & Vies du 10e
 
 Société historique du 10e arrondissement affiliée à la Fédération des Sociétés historiques 
et archéologiques de Paris et de l’Île-de-France


        Monogrammebleu.png  
Plan_10e.jpg   
  • Site créé le 29 mai 2005 
  • Mis à jour le 29 avril 2017         
Pour nous rencontrer 
le jeudi de 16h à 18h (sauf vacances scolaires)

Contact HV10 ici :  adresse.jpg

                  Mairie du 10e (esc.B, 4e étage) 
              72 rue du Faubourg-St-Martin
75475 Paris cedex 10

    tel.gif  01 53 72 12 96
  Twitt.png
HV10_Paris-10

     iconef.png Histoire & Vies 10

  • Webmestre : Jeannine CHRISTOPHE                  
La dernière nouvelle
Nouveau  Le 1er mai 1906 - par HV10 le 29/04/2017 @ 01:39
  La journée historique du 1er mai 1906 à la Bourse du Travail,
3 rue du Château-d'Eau, Paris 10e
[1]

Quand arrive le 1er mai, Histoire et Vies du 10e tient à rappeler les manifestations qui eurent lieu il y a cent dix ans : les 1er mai 1906 et 1907. Ces "Journées historiques" donnèrent l'élan à de nouvelles conceptions de l'organisation du travail.

           Au début du 20e siècle,  la Bourse du Travail était le pôle des réunions des syndicats et des grévistes, mais elle n’organisait en aucun cas les grèves, elle devait rester apolitique et neutre, assurant uniquement le côté matériel en temps de grève et jouant même un rôle de médiateur.
 

Bourse.jpg
Sur la Banderole on lit :
" À partir du 1er mai 1906, nous ne travaillerons que 8 heures par jour !"

     La CGT, créée en 1895, absorba en 1902 les Bourses du Travail de province, longtemps dirigées par le jeune militant libertaire Fernand Pelloutier  [2]. Elle organisa, à Paris notamment, une grande manifestation ouvrière, qu’Eugène Dabit dans son célèbre ouvrage « Hôtel du Nord » décrit comme :

« Un défilé d’hommes débraillés et gueulards... une églantine à la boutonnière...chantant l’Internationale ».

Manifestants.jpg

1er mai 1906 : manifestants et curieux bd de Magenta

      Clemenceau, président du Conseil et ministre de l’Intérieur de 1906 à 1908, surnommé « le sinistre de l’intérieur et le briseur de grèves » agit très énergiquement.

          Il envoya, avec le consentement du préfet Lépine 45 000 hommes de troupe dans la capitale, fit évacuer par la force les grévistes de la Bourse et arrêter les secrétaires de la CGT. Il y eut de violentes bagarres entre des manifestants et des charges de policiers montés, autour de la Bourse, rue du Château-d'Eau, boulevard de Magenta et Place de la République, on procédera à 800 arrestations dont 200 seront maintenues.

         Lors de cette journée, s’affirmèrent essentiellement les mots d’ordre lancés depuis longtemps par la CGT :

  •               Liberté pour un syndiqué de faire partie, hors son groupement corporatif, de n’importe quelle organisation politique ;
  •              Généralisation de la grève à tous les travailleurs ;

  •              Et surtout réduction de la journée de travail à 8 heures, comme le proclame la banderole accrochée à la façade de la Bourse : « À partir du 1er mai 1906 nous ne travaillerons que 8 heures par jour ! ».

           Une loi de 1900 avait fixé la journée de travail à 10 heures pour les femmes et les enfants, et à 12 heures pour les hommes. Ce fut le début de la longue lutte pour un nouveau rythme de vie, résumé dans la formule magique des fameux « Trois-Huit », se résumant ainsi : « 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de sommeil ». 

       Un chansonnier avait même écrit pour ce 1er mai 1906, la chanson des "Huit heures", dont un couplet disait :

 Si nous voulons,

Aux fusillades de Fourmies...

À leurs bourgeoises infamies,

À tous les crimes de jadis,

Opposer la saine concorde,

Le Premier mai 1906,

Il faudra que nos huit heures,

On nous les accorde.

 Cette revendication si invraisemblable à l'époque échouera en 1906, elle ne sera acquise qu’en 1919 ! Mais des mesures sociales importantes furent tout de même obtenues en cette année1906 :

  •      Le 13 juillet, une loi rendit obligatoire le repos hebdomadaire pour tous.

  •      Le 25 octobre, Clemenceau créa le premier ministère du Travail, auprès duquel les délégués des travailleurs pouvaient enfin se faire entendre, sinon être écoutés !

           Quant au 1er mai, considéré depuis 1890, comme la journée de lutte des travailleurs, il fallut attendre les lois des 30 avril 1947 et 29 avril 1948 pour qu’il soit reconnu « Jour férié et chômé », celui de la « Fête du travail », soit presque un demi-siècle plus tard !

 Jeannine CHRISTOPHE

  Grandjouan.jpg

« Les trois Huit » :
L'Assiette au beurre, n° 265, 28 avril 1906, ill. de Grandjouan

 ___________________________________________________________________

[1] Article paru dans « La Gazette du Canal » n° 13, octobre-novembre 1995, réactualisé en 2011, puis en 2017.

[2] Fernand PELLOUTIER : « L'anarchisme et les syndicats ouvriers » : Les temps nouveaux, 20 octobre 1895.

 

Lire la suite Lire la suite

  La journée historique du 1er mai 1906 à la Bourse du Travail,
3 rue du Château-d'Eau, Paris 10e
[1]

Quand arrive le 1er mai, Histoire et Vies du 10e tient à rappeler les manifestations qui eurent lieu il y a cent dix ans : les 1er mai 1906 et 1907. Ces "Journées historiques" donnèrent l'élan à de nouvelles conceptions de l'organisation du travail.

           Au début du 20e siècle,  la Bourse du Travail était le pôle des réunions des syndicats et des grévistes, mais elle n’organisait en aucun cas les grèves, elle devait rester apolitique et neutre, assurant uniquement le côté matériel en temps de grève et jouant même un rôle de médiateur.
 

Bourse.jpg
Sur la Banderole on lit :
" À partir du 1er mai 1906, nous ne travaillerons que 8 heures par jour !"

     La CGT, créée en 1895, absorba en 1902 les Bourses du Travail de province, longtemps dirigées par le jeune militant libertaire Fernand Pelloutier  [2]. Elle organisa, à Paris notamment, une grande manifestation ouvrière, qu’Eugène Dabit dans son célèbre ouvrage « Hôtel du Nord » décrit comme :

« Un défilé d’hommes débraillés et gueulards... une églantine à la boutonnière...chantant l’Internationale ».

Manifestants.jpg

1er mai 1906 : manifestants et curieux bd de Magenta

      Clemenceau, président du Conseil et ministre de l’Intérieur de 1906 à 1908, surnommé « le sinistre de l’intérieur et le briseur de grèves » agit très énergiquement.

          Il envoya, avec le consentement du préfet Lépine 45 000 hommes de troupe dans la capitale, fit évacuer par la force les grévistes de la Bourse et arrêter les secrétaires de la CGT. Il y eut de violentes bagarres entre des manifestants et des charges de policiers montés, autour de la Bourse, rue du Château-d'Eau, boulevard de Magenta et Place de la République, on procédera à 800 arrestations dont 200 seront maintenues.

         Lors de cette journée, s’affirmèrent essentiellement les mots d’ordre lancés depuis longtemps par la CGT :

  •               Liberté pour un syndiqué de faire partie, hors son groupement corporatif, de n’importe quelle organisation politique ;
  •              Généralisation de la grève à tous les travailleurs ;

  •              Et surtout réduction de la journée de travail à 8 heures, comme le proclame la banderole accrochée à la façade de la Bourse : « À partir du 1er mai 1906 nous ne travaillerons que 8 heures par jour ! ».

           Une loi de 1900 avait fixé la journée de travail à 10 heures pour les femmes et les enfants, et à 12 heures pour les hommes. Ce fut le début de la longue lutte pour un nouveau rythme de vie, résumé dans la formule magique des fameux « Trois-Huit », se résumant ainsi : « 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de sommeil ». 

       Un chansonnier avait même écrit pour ce 1er mai 1906, la chanson des "Huit heures", dont un couplet disait :

 Si nous voulons,

Aux fusillades de Fourmies...

À leurs bourgeoises infamies,

À tous les crimes de jadis,

Opposer la saine concorde,

Le Premier mai 1906,

Il faudra que nos huit heures,

On nous les accorde.

 Cette revendication si invraisemblable à l'époque échouera en 1906, elle ne sera acquise qu’en 1919 ! Mais des mesures sociales importantes furent tout de même obtenues en cette année1906 :

  •      Le 13 juillet, une loi rendit obligatoire le repos hebdomadaire pour tous.

  •      Le 25 octobre, Clemenceau créa le premier ministère du Travail, auprès duquel les délégués des travailleurs pouvaient enfin se faire entendre, sinon être écoutés !

           Quant au 1er mai, considéré depuis 1890, comme la journée de lutte des travailleurs, il fallut attendre les lois des 30 avril 1947 et 29 avril 1948 pour qu’il soit reconnu « Jour férié et chômé », celui de la « Fête du travail », soit presque un demi-siècle plus tard !

 Jeannine CHRISTOPHE

  Grandjouan.jpg

« Les trois Huit » :
L'Assiette au beurre, n° 265, 28 avril 1906, ill. de Grandjouan

 ___________________________________________________________________

[1] Article paru dans « La Gazette du Canal » n° 13, octobre-novembre 1995, réactualisé en 2011, puis en 2017.

[2] Fernand PELLOUTIER : « L'anarchisme et les syndicats ouvriers » : Les temps nouveaux, 20 octobre 1895.

 

Fermer Fermer


Recherche
Recherche
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe


  238356 visiteurs
  3 visiteurs en ligne

  Nombre de membres 83 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Calendrier
Nouveautés du site
(depuis 10 jours)
Articles
Ephéméride historique
Archives

HV10 vous informe de la parution
de son bulletin hors série n°5 (2017)

"L’Enfant de la Chapelle : Les Bouffes du Nord, 1876-1974"

par Dominique Delord

Voir le résumé de la publication à cette page

Bouffes_Couverture.jpg


Fermer

Vous êtes ici :  Accueil
Ce site a fait l'objet d'un dépôt auprès de la CNIL, le 24 juin 2005
sous le numéro 1102822
Conformément à la loi française Informatique et Liberté (article 34), vous disposez d'un droit
d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant.
Site hébergé par  haisoft.gif